Tendances marché

Le recrutement dans le métavers... Et pourquoi pas ?

Dernier sujet qui agite les esprits sur la toile et dans l’actualité, le métavers est un concept qui est bien souvent encore difficile à comprendre. C’est normal, nous n’en sommes qu’aux balbutiements…

Mais cette technologie qui va au-delà d’un simple phénomène de mode annonce l’arrivée d’un autre monde : celui du virtuel où l’on peut tout faire ou presque. Un autre monde dans lequel les Ressources Humaines ont aussi leur place et qui présage d’une autre façon de recruter. Plus dynamique, plus créative, plus libre.

Le métavers… De quoi parle-t-on ?

Issu de la contraction du mot grec “meta“ qui signifie “au-delà “ et du terme anglais “universe”, le métavers ou metaverse est un monde parallèle à notre monde physique, un territoire virtuel basé sur la décentralisation des actifs et qui intègre des éléments de réseaux sociaux, de jeux en ligne, de réalité augmentée (AR), de réalité virtuelle (VR) et de crypto-actifs. On s’y crée un avatar et une vie distincte de la vie réelle.

Dans le métavers, la blockchain, c’est-à-dire une technologie de stockage et de transmission d’informations permettant aux utilisateurs de partager des données sans intermédiaire, est essentielle.

Présente depuis les années 60 dans la littérature de science-fiction et plus récemment reprise par les « gamers », la notion de métavers ouvre le champ des possibles de l’entreprise avec l’introduction de nouveaux usages, de nouvelles habitudes et de nouveaux comportements.

Le métavers dans le monde professionnel

Jusqu’à présent réservé à un univers très ludique, le métavers va se déployer demain dans le monde des entreprises en impactant les Ressources Humaines, et notamment le recrutement. Comment ?

Avec un recrutement immersif

En suivant l’avatar du candidat dans le métavers, le recruteur pourra mieux le cerner, connaître ses goûts, ses passions, ses centres d’intérêt.

De même, le CV pourra prendre de nouvelles formes, devenir plus créatif, interactif ou s’animer grâce à l’hologramme…

Sans parler des entretiens, qui pourront avoir lieu avec des candidats internationaux, et dans le monde entier. Plus de frontières géographiques, plus de barrières de langue… Le vivier de candidats potentiels s’enrichit.

Et pour une entreprise, quoi de mieux que d’inviter un candidat à se projeter dans ses nouveaux bureaux avec une visite virtuelle en 3D ?

Autre avantage, la mise en situation pour les candidats grâce à la réalité virtuelle qui les plonge dans une situation fictive permettant pour le recruteur de tester leurs capacité à réagir ou à gérer leur stress, ainsi que leurs qualités.

Une attractivité indéniable

A l’heure où la jeune génération juge une entreprise à l’aune de ses valeurs et de ses actions dans tous les domaines, il est plus que jamais indispensable pour les sociétés de se mettre en ordre de bataille pour maîtriser au mieux et le plus rapidement possible la notion de métavers.

Biberonnés aux réseaux sociaux et aux nouvelles technologies, les jeunes talents d’aujourd’hui seront les futurs collaborateurs de demain… Se positionner comme une entreprise avant-gardiste et novatrice est un élément d’attractivité évident qui renforce la marque-employeur, fidélise les salariés et génère l’envie d’y travailler.

Avec un casque VR (réalité virtuelle), les programmes de formation prennent un coup de jeune et deviennent ludiques et immersifs, pour impliquer les salariés de manière plus directe et sécurisée.

Bien évidemment, le métavers n’en est qu’aux prémices de son développement et la place qu’il occupe dans notre société est encore peu significative. Cependant, tout va très vite et il y a fort à parier que d’ici peu, l’aboutissement des nouvelles technologies permettra la mise en œuvre de nouvelles stratégies web 3.0 et RH 3.0.

En 2022, seulement 4 % des recruteurs utilisent la réalité virtuelle et augmentée… Un nouveau chapitre est en train de s’ouvrir.


Emploi : quelles attentes des jeunes au sortir de leurs études ?

Même si la jeunesse d’hier se retrouve parfois avec celle d’aujourd’hui, la société connaît une telle mutation depuis 40 ans, avec notamment l’arrivée du digital, les enjeux écologiques et, paradoxalement, la prégnance de l’individualisme, que les jeunes des années 2022 affichent forcément des attentes différentes ou nuancées sur leur carrière au regard de leurs ainés.

Un récent sondage BVA/ISC Paris met en lumière les aspirations fortes des 18-24 ans et surtout leur besoin impérieux d’épanouissement et de bien-être générateur de bonheur au travail.

La valeur de la formation

Tout d’abord, 82% des étudiants et 73% des jeunes estiment que leur formation les aidera à atteindre leurs objectifs professionnels. Acquérir des compétences et développer ses connaissances sont des éléments primordiaux.

Alors que contexte économique est incertain, les jeunes misent sur les valeurs sûres pour débuter leur carrière, avec une formation qui sera à même de les faire évoluer. 33% d’entre eux souhaitent que leur formation leur apporte des compétences nécessaires à leur insertion professionnelle.

La valeur du diplôme

Optant de plus en plus pour des cursus courts, les étudiants ne délaissent pas pour autant les symboles de la réussite, dont par exemple, le diplôme. 27% des jeunes attendent que leur formation leur permette d’obtenir un diplôme reconnu auprès des employeurs. 52% des jeunes estiment également qu’aujourd’hui, il n’est plus nécessaire de faire de longues études pour réussir.

L’épanouissement, un indicateur de réussite professionnelle.

A l’opposé des générations passées qui faisaient du travail une valeur première, les jeunes de 18-24 ans entendent bien ne pas se laisser dévorer par leur job, quitte à revoir leurs prétentions salariales. 33% des jeunes seulement perçoivent en effet la rémunération comme un premier indicateur de réussite. En revanche, 45% des personnes interrogées ne sont pas prêtes à tout sacrifier car leur bonheur et leur bien-être priment avant tout.

42% des jeunes et 44% des étudiants estiment en effet que l’épanouissement au quotidien dans le travail est un indicateur de réussite professionnelle.

La sécurité de l’emploi oui mais…

Passer en CDI ou le garder est un objectif prioritaire pour 63% des 18-24 ans sondés. Cependant, rester fidèle à une seule et même entreprise n’est plus un objectif.

Se former, évoluer, être mobile sont des objectifs significatifs… 44% des jeunes veulent obtenir du changement après leur première expérience professionnelle mais 31% veulent changer de métier.

L’entreprise, vecteur de bien-être

85% des 18-24 ans intègrent dans le critère de performance de l’entreprise celui de bien-être des salariés. En cette situation fragile post-pandémie, le besoin de sécurité et de se sentir en confiance s’affirme chez les jeunes de 18-24 ans.

Favoriser la flexibilité des horaires, être à l’écoute de leurs aspirations, privilégier leur autonomie, laisse place à l’initiative… Autant d’items qui comptent pour cette nouvelle génération de jeunes diplômés.

Le rapport aux autres est aussi essentiel : avoir une bonne entente entre collègues, se sentir écouté et soutenu, être compris dans son entièreté pour ce qu’on est et pas pour ce que les autres voudraient que l’on soit… Aller vers plus de transparence et d’authenticité dans les relations humaines.

Enquête réalisée du 23 juin au 11 juillet 2002 par le Groupe ISC Paris et l’institut BVA à partir des réponses d’un échantillon représentatif de 1102 jeunes, dont 557 étudiants au niveau national.

BVA-pour-ISC-Paris-Rapport-de-resultats


Aller au bureau : une expression à réinventer

Avec l’arrivée de la pandémie et ses conséquences sur l’organisation du travail, une fenêtre s’est ouverte sur la vision élargie des salariés sur l’entreprise et elle ne semble pas vouloir se refermer. Les attentes des salariés changent et les entreprises doivent s’adapter à ces nouvelles réalités pour grandir et rester dans la course.

Le travail hybride en pleine croissance

Pouvoir alterner travail en présentiel et travail chez soi, voilà bien une demande forte de la part des salariés. Selon une étude Linkedin, 87% des salariés souhaitent être en télétravail au moins la moitié du temps et ceux qui disposent d’une véritable flexibilité au travail sont 2,6 fois plus heureux de travailler pour leur entreprise.

Une aspiration qui si elle n’est pas entendue par les managers peut susciter à terme des départs de l’entreprise. Les salariés sont aussi en quête d’un environnement de travail chaleureux, convivial, cosy et moins formel que les open spaces et les grands bureaux. Ils peuvent ainsi choisir de travailler dans des espaces de co-working, à l’hôtel dans des lobbys aménagés ou bien encore à l’extérieur.

Selon une étude de JLL, le spécialiste de l’immobilier, 43% des collaborateurs ne considèrent plus leur entreprise comme un endroit où il fait bon travailler et 83% souhaitent des bureaux plus humains.

LA RSE au cœur des préoccupations

Travailler, c’est bien, mais travailler en accord avec ses propres croyances, adhérer au projet de l’entreprise et être fier d’appartenir à une marque qui véhicule des valeurs et met en place des actions positives, c’est essentiel aujourd’hui. Dans la lignée du nouveau courant, le DEIB, « diversity, equity, inclusion, belonging » soit « diversité, équité, inclusion et sentiment d’appartenance », les collaborateurs attendent de leur entreprise qu’elle soit proactive en matière d’inclusion et de diversité, à tout niveau.

Dans un domaine plus large, l’écoresponsabilité est au cœur des enjeux. Disposer d’un bureau responsable, écologique et peu énergivore est un attendu majeur de la part des salariés.

Le droit à la déconnexion

Instauré par la loi Travail du 8 juin 2016 et l’ordonnance Macron du 22 septembre 2017, le droit à la déconnexion est le droit des salariés à ne pas répondre aux courriels, messages et appels téléphoniques en dehors des heures de travail. Une protection qui jusqu’à présent n’avait pas les faveurs des entreprises, bien qu’elles aient été obligées de s’y plier au-delà du seuil des 50 salariés, mais qui a pris de l’ampleur suite à l’arrivée du Covid-19. La santé mentale des salariés est, en effet, plus que jamais d’actualité et les entreprises sont de plus en plus à l’initiative de mesures pour améliorer le bien-être de leurs salariés, soulager leur charge mentale et gagner en efficacité et en productivité.

Autant d’attentes que les DRH et recruteurs doivent prendre en compte pour une réussite parfaite de leurs missions et instaurer dès le début des relations de confiance et de respect mutuels entre salariés et chefs d’entreprise.


Les tendances du tourisme 2023 avec le Welcome City Lab

Dans le cadre du salon des professionnels du tourisme, IFTM-Top Resa, qui a eu lieu fin septembre à Paris, la plateforme d’innovation Welcome City Lab a dévoilé son septième cahier des tendances pour le tourisme à venir. Petite synthèse.

Nouvelles expériences immersives

Pour aller toujours plus loin dans le ressenti, la projection et l’attractivité, les entreprises du tourisme font de plus en plus appel à la notion d’immersion qui réveillent les émotions et permettent de découvrir ou re-découvrir des lieux inexplorés, secrets, historiques ou emblématiques tout en leur donnant un sérieux coup de jeune. Dans le domaine de la culture bien sûr, mais aussi dans celui de l’hôtellerie/restauration, les nouveaux concepts apparaissent faisant appel à l’expérience, au renouveau, à l’émerveillement. Se souvenir d’un lieu de façon unique, exceptionnelle et personnalisée, voilà bien la nouvelle quête des opérateurs touristiques.

Nouvelles mobilités touristiques

Alors que l’empreinte carbone est l’un des enjeux vitaux de notre société, l’heure dans le tourisme n’est plus à la tergiversation. Voyager, oui mais de manière responsable. L’ADEME révèle, en effet, que les transports représentent 31% des émissions de gaz à effet de serre, l’avion s’affichant comme le premier des mauvais élèves. Il est donc légitime que les acteurs du tourisme se questionnent sur ce sujet, laissant place à de nouvelles mobilités comme les mobilités douces (marche, vélo, trottinette…) ou les mobilités durables (des transports traditionnels qui intègrent une notion écologique).

Au Portugal par exemple, l’accent est mis sur l’utilisation des tramways historiques pour explorer les différents quartiers de la capitale, en Espagne, ce sont les trains thématiques qui sont proposés, en Angleterre, la ville de Bristol propose un tour à pied sur le thème du street art et des graffiti… Bref, tout est bon pour introduire de la mobilité douce et rendre positive l’image d’un tourisme bien souvent perçu comme un acteur de pollution et de surconsommation.

Nouvelles opportunités liées à l’organisation des grands événements sportifs

Les Jeux Olympiques et Paralympiques d’été à Paris en 2024 mais aussi la coupe du monde du rugby en 2023 sont des points forts et cruciaux d’attractivité. Ces événements sportifs représentent des formidables leviers d’essor économique et d’emploi avec le recrutement de nombreux bénévoles par l’intermédiaire du comité olympique ou des collectivités concernées. Des missions d’accueil qui peuvent devenir ensuite sources de recrutement. Il est donc primordial de rendre attractifs les métiers liés à la relation-client pour susciter des vocations et donner l’envie de s’épanouir dans ces secteurs. Une attractivité générée aussi par des modules de formation prenant en compte les transformations digitales des métiers de l’accueil au service des aspirations personnelles de chaque individu.

Au final, l’organisation et l’accueil des événements sportifs peuvent constituer un excellent vecteur d’innovation touristique pour les territoires avec une réflexion autour de 3 axes :

  • une mobilité facilitée (pass transport, véhicules électriques…),
  • une diversification des activités (pass cuturels pour assister à une compétition sportive et visiter des sites touristiques)
  • un accueil performant et des sites propres et sécurisés.

Focus sur le marché du travail espagnol avec Jean-Philippe Nadier, Gin-Ko

Implanté en Espagne depuis 32 ans et, précisément depuis 14 ans, à Barcelone, où il a développé son cabinet de consulting RH Gin-Ko, Jean-Philippe Nadier est aux premières loges pour donner un instantané du marché du travail espagnol.

En parallèle, Jean-Philippe Nadier est enseignant en organisations et ressources humaines au Cett-UB, centre universitaire de tourisme, d’hôtellerie et de la gastronomie de Barcelone. Il dirige également à l’université La Salle Campus Barcelona – URL, depuis 14 ans, un programme d´insertion au marché du travail pour des étudiants en business & technologie avec un taux de réussite de 100% en 2020, 99% en 2021 et à ce jour de 92% en 2022.

Le tourisme et l’hôtellerie à la peine

Tout comme en France, le marché de l’emploi dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration accuse une désertion de nombreux profils ayant profité de la pandémie pour s’ouvrir à de nouveaux horizons. Les villages sur le littoral s’étant doté de la fibre optique pour capter de nouveaux résidents, les envies de changer de métier ou de changer d’habitudes de travail ont éclos.

« Aujourd’hui en Espagne, le taux de chômage est de l’ordre de 12-14% (il est surtout très élevé chez les jeunes) et l’inflation atteint les 10,6%... Une situation qui ne profite pas aux salariés notamment en terme de négociation de salaire » déclare Jean-Philippe Nadier.

Un marché propice à certains secteurs.

Les formations en entreprise et les team-buildings connaissent un nouvel engouement, généré notamment par le besoin pour les entreprises de se retrouver et d’apprendre à travailler ensemble à nouveau, de se parler et de fédérer leurs collaborateurs.

Dans le même temps, Jean-Philippe Nadier observe que « les multinationales ont intégré de nouveaux modes de fonctionnement comme le télétravail avec 2 jours/semaine à la maison, alors que les PME imposent à leurs salariés le retour au bureau ».

Le IT (technologies de l’information) ainsi que l’éolien et le photovoltaïque ont le vent en poupe avec des profils recherchés pour les ingénieurs de promotion, les ingénieurs en maintenance et les contrôleurs de gestion. L’audit et le consulting, le marketing digital, la santé pharma et le secteur tech en général se distinguent également par leur capacité à créer de l’emploi.

Malaga est la capitale la plus porteuse dans le tech et Madrid attire de plus en plus d’entreprises grâce à sa fiscalité intéressante, au détriment de Barcelone.

Les salaires valorisés chez les géants du secteur

Alors qu’un jeune sorti de l’université démarre sa carrière avec un salaire de 28 000 euros/an environ, les multinationales géantes comme Amazon proposent aux juniors une tranche de salaire plus élevé, soit environ plus de 35000 euros/an… De quoi les rendre encore plus attractives.

Autre phénomène caractéristique, la chasse aux candidats qui s’exerce aussi de manière très répandue au-delà des frontières espagnoles, avec le retour dans les villes moyennes de cadres espagnols partis se former à l’étranger et désireux de revenir au pays. Un processus qui se pratique beaucoup dans le secteur de l’énergie.

Pour conclure, Jean-Philippe Nadier confirme « le marché de l’emploi espagnol retrouve des couleurs malgré les aléas de la pandémie et les bouleversements socio-économiques générés. Mais c’est aux salariés d’être malin, de savoir dénicher les bonnes opportunités et de s’orienter vers des secteurs ou des métiers porteurs pour progresser plus rapidement».

Le partenaire d’AJ Conseil

Jean-Philippe Nadier intervient régulièrement sur des missions de recrutement en tant que partenaire d’AJ Conseil. Il a collaboré pour le Club Med par exemple, avec des sessions de recrutement pour ses villages au Maroc et en Tunisie, et pour la recherche de profils spa/wellness, accueil et restauration. Gin-Ko est également intervenu pour des missions de recrutement pour des hôtels 4/5* au Maroc pour des postes de Chef exécutif et Directeur des opérations.


Staycation : l'exploration sur le pas de la porte

Dernière tendance touristique émergente et en pleine croissance, le staycation ou tourisme de proximité fait fureur. La pandémie de la Covid-19 et les prises de conscience écologiques ont permis à ce nouveau mode de consommation d’accélérer son développement et de faire sa place sur le segment très compétitif du tourisme.

Dans le sillage du slow tourisme

Alors que la société ne cesse de questionner les déplacements en avion et les émissions de gaz à effet de serre qu’ils génèrent, que les enjeux environnementaux sont capitaux et que les envies de nature et d’authenticité sont de plus en plus prégnantes, le staycation correspond à une nouvelle réalité touristique.

Partir en vacances près de chez soi ou rester dans son pays, explorer un quartier ou un village voisin, vivre des expériences dépaysantes et immersives à quelques kilomètres de chez soi, pour une journée ou un week-end… voici quelques définitions du staycation (contraction des mots anglais “stay”, rester et “vacation”, vacances) qui englobent finalement la perception d’un tourisme de proximité.

Partir avec le sourire

Qui dit staycation, dit voyage sans stress et en toute sécurité. Finie l’inquiétude des voyages en avion, où tout est prétexte à des sueurs froides… De la commande du taxi au passage de la douane, sans oublier le vol en lui-même. Au contraire, prendre le train, le bus ou la voiture est source de confort, de bien-être, d’indépendance et de lâcher-prise. Sans parler de l’empreinte carbone qui diminue selon le mode de transport choisi et la distance effectuée. Par exemple, rapporté au kilomètre, un vol court-courrier a tendance à davantage polluer qu'un long-courrier. Pour donner un ordre de grandeur, une tonne de CO2 c'est 1 aller-retour Paris - New-York en avion pour une personne (environ 12 000 km), ou 6 allers-retours Paris - Marseille en avion pour une personne.

Développer l’économie locale

Grâce aux séjours organisés en circuit court, l’argent dépensé est source de profit pour l’ensemble des acteurs locaux du tourisme et les communautés.

L’agence de voyage Enimersion, par exemple, s’est spécialisée dans le concept de micro-immersions, de 3 jours à plusieurs semaines, visant à faire découvrir le terroir d’une région, en immersion avec ceux qui le défendent. Un hébergement pour quelques jours, une activité d’initiation avec un habitant pour découvrir son quotidien et des activités en autonomie pour explorer le terroir librement. La réservation se fait en direct sur la plateforme et l’agence reverse 10% des bénéfices à des projets de développement locaux.

Ne pas partir à l’autre bout de la planète est aussi une façon de contribuer d’une certaine manière à un tourisme solidaire et responsable.

Partager et s’enrichir humainement

Alors qu’auparavant rester en vacances en France était considéré comme plutôt peu attractif, aujourd’hui, au contraire, développer ses connaissances d’un territoire local domestique, partager la technique d’un métier artisanal et traditionnel, redécouvrir un site naturel ou des traditions culturelles, observer les trésors de la nature avec un guide expert ou bien encore dormir chez l’habitant ont le vent en poupe.

Le charme, l’authenticité, le retour à l’essentiel et à la nature, le contact avec la terre, la découverte des traditions, la rencontre humaine, les moments de vérité… Tous ces éléments sont le fil rouge d’un séjour en mode staycation, une tendance qui ne peut que s’affirmer de jour en jour et représenter une alternative complémentaire et pertinente aux envies de bourlinguer sur la planète.

Envies qui fort heureusement ne disparaitront pas.


Le coworking, le nouvel eldorado des hôteliers

Bousculé par la crise du Covid, le secteur de l’hôtellerie ne cesse de se réinventer pour séduire de nouvelles clientèles, suivre les mutations de la société et optimiser ses espaces pour en faire de véritables lieux de vie, de travail et de sociabilisation.

La tendance du télétravail et du coworking s’étant généralisée ces deux dernières années, de plus en plus d’établissements proposent des solutions pour accueillir ces nouveaux travailleurs.

Envie de sortir de chez soi pour boire un café, mener une réunion en visio et voir du monde ? Besoin de trouver un espace chaleureux et fonctionnel pour rencontrer un futur client ? Ou d’organiser une réunion pour son équipe dans un cadre convivial qui puisse allier l’aspect professionnel et ludique à la fois ? Autant de situations propices au développement d’espaces de coworking au sein des hôtels.

Startupers, indépendants, commerciaux, salariés en télétravail ou bien encore entreprises en quête de lieux de travail de qualité pour leurs collaborateurs en déplacement… Les travailleurs nomades sont protéiformes et représentent une source importante de diversification.

Des bureaux flexibles

Séduits par un environnement urbain, bien situé en ville et équipé d’un excellent réseau wifi, ces travailleurs sans bureau fixe prennent plaisir à bousculer les codes, à changer de cadre de travail au gré de leurs envies et notamment à se retrouver, par exemple, dans un lobby d’hôtel ou dans une salle de petit-déjeuner transformée en bureau, pour nourrir leurs motivation et créativité et disposer d’un espace de travail adapté à leurs besoins.

Les entreprises peuvent aussi avoir besoin d’un cadre différent, moins formel que leurs salles de réunion, pour une session de travail particulière, recevoir un futur salarié ou illustrer une thématique spécifique de communication ou commerciale.

Une stratégie gagnante

Les hôteliers y trouvent leur compte puisqu’ils ont, généralement, peu d’investissement à faire pour aménager ces espaces. Le personnel, le matériel et l’équipement nécessaires étant déjà présents sur place. C’est une manière intelligente de capter une nouvelle clientèle, bien souvent de proximité, de communiquer sur leur établissement d’une manière différente et de rentabiliser au maximum l’espace non occupé à temps plein ainsi que les prestations proposées comme le bar, la restauration ou même le spa et le fitness. Une véritable source de croissance !

De nombreuses chaines ont ainsi développé ce créneau à l’image d’AccorHotels qui propose le concept Easywork déployé au sein des hôtels Mercure et Novotel et de Moxy avec Society M (Citizen M) qui décline des espaces de travail dans un esprit collaboratif et créatif. Ou bien encore le groupe Best Western® Hotels & Resorts France qui vient également de lancer la marque de coworking myWO. Sans oublier les hôtels indépendants qui ont parfois plus de souplesse pour s’adapter aux exigences de leur clientèle affaire avec des services et des espaces dédiés.

Certains établissements vont même plus loin en externalisant l’activité coworking et en investissant dans l’immobilier. Mama Shelter par exemple, a créé Mama Works, une marque indépendante de ses hôtels, qui propose des bureaux en location et réinvente l’esprit du coworking à leurs couleurs.

Autant de solutions innovantes pour ré-enchanter à la fois l’hôtellerie et le travail et proposer une alternative attractive aux salariés et indépendants connectés et nomades leur permettant de s’épanouir et de rester productifs en dehors de l’entreprise.


Le désarroi des recruteurs face au ghosting des candidats

Phénomène de plus en plus répandu dans le domaine du recrutement, le ghosting ou littéralement, le fait de disparaître, de ne pas se présenter à un rendez-vous et de ne plus donner de nouvelles plonge les chasseurs de tête et les entreprises qui recrutent dans un certain désarroi.

Signal d’alerte d’une société toujours plus consumériste, volatile et opportuniste, le ghosting interpelle les professionnels des ressources humaines et les managers qui subissent cette attitude désinvolte et se sentent totalement démunis. Pratique détournée des sites de rencontre, le ghosting s’affranchit de la sphère du privé pour s’immiscer dans la sphère professionnelle.

Un comportement amplifié par la crise de la Covid-19

« Le ghosting a toujours existé, précédemment nous utilisions plutôt le terme "no show" quand un candidat ne se présentait pas à un rendez-vous », déclare Alain Jacob, Directeur d’AJ Conseil.

« Il s'est clairement amplifié depuis ces derniers mois avec une tendance d'annulation du rendez-vous, non plus à J-n jour, mais à à H-1 heure, en général par SMS. », ajoute t-il.

Dans cette situation, AJ Conseil demande toujours au candidat concerné s'il souhaite repositionner le rendez-vous. Dans 9 cas sur 10, le cabinet n’obtient aucune réponse, ce qui confirme que le candidat l’a bien délibérément ghosté.

Des candidats en réflexion ou en manque de repères ?

Comment comprendre l'extension du phénomène ?

  • Un ultime échange avec le conjoint ou des amis qui dissuade le candidat de persévérer dans sa démarche ?
  • Une nouvelle estimation du rapport/risque de quitter son emploi et des avantages du futur emploi ?
  • L'absence de réponse à une question que l’équipe d’AJ Conseil entend désormais fréquemment : « mais qu'est-ce que cela m'apporte, à moi ? »
  • Une offre d’emploi plus attractive qui se concrétise en dernière minute ?
  • La peur de s’engager dans un projet professionnel dans lequel le candidat ne se projette pas ou plus ?

Autant d’hypothèses qui traduisent un problème sociétal de fond généré par l’effacement des repères ou des valeurs, le manque d’éducation et de savoir-vivre, le non-respect de la parole donnée, l’individualisme.

Quelle réponse apporter au ghosting ?

« La réponse n'est pas évidente car le ghosting ne s'exerce pas seulement à notre égard  mais aussi à l'égard de notre client, futur employeur du candidat alors qu'une promesse d'embauche est signée et que toutes les demandes du candidat sont satisfaites, nous le vivons régulièrement », déclare Alain Jacob.

Donner du sens à la candidature, à un parcours professionnel, à une aspiration est nécessaire et doit être évoqué lors d’un entretien d’embauche. Sonder au mieux le candidat et déterminer son mode de fonctionnement et ses valeurs sont des priorités pour éviter au maximum une déception.

L’idéal serait aussi que les personnes en charge de recrutement adoptent une attitude exemplaire vis-à-vis des candidats en répondant systématiquement à leur candidature, qu’elle soit pertinente ou pas, en les accompagnant tout au long du processus du recrutement et en respectant leurs promesses.

« Il nous arrive fréquemment de rencontrer des candidats qui ne souhaitent plus poursuivre le parcours d’intégration car l’entreprise ne concrétise pas son engagement concernant la part du variable dans la rémunération ou laisse planer des incertitudes sur son montant, par exemple», conclut Alain Jacob.


Le tourisme de bien-être : un marché en pleine forme

Véritable segment différenciant sur le marché concurrentiel international du tourisme, le bien-être se révèle un secteur en pleine croissance. Associé aux envies multiples de vivre des expériences saines, de se ressourcer et de revenir à l’essentiel, le bien-être affiche un large rayon d’action, du thermalisme à la thalassothérapie en passant par l’ensemble des propositions spa/beauté décliné par les marques et les destinations.

Les Etats-Unis : premier marché

Selon un rapport du Global Wellness Institute (GWI) l'économie mondiale du bien-être vaut 4,4 mille milliards de dollars et devrait atteindre 7 mille milliards de dollars d'ici 2025. Il n'est pas surprenant que les pays les plus peuplés du monde (la Chine, l'Inde, l'Indonésie, le Brésil, la Russie…), les plus riches (la Suisse, l'Australie, les Pays-Bas…), ou ceux combinant taille et richesse (les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni, etc.) soient les plus consommateurs de bien-être.

Les États-Unis sont de loin le plus grand marché, avec mille milliards environ de dollars, soit près du double du deuxième plus grand marché, la Chine. En fait, les États-Unis représentent 28 % de l'ensemble du marché mondial du bien-être, tandis que les dix premiers marchés représentent 71 % du total mondial.

À l'échelle mondiale, l'économie du bien-être représente 5,1 % du PIB total, soit environ 1 dollar sur 20 dépensé par les consommateurs dans le monde est consacré au bien-être.

Un facteur de croissance dans les pays dépendants du tourisme

Pour les petits pays dépendants du tourisme, le bien-être représente un pourcentage démesuré dans leur économie. Il peut sembler surprenant de voir Aruba se classer dans le top 10 des dépenses de consommation en matière de bien-être. Cependant, cette destination accueille des touristes de bien-être qui dépensent fortement. Ainsi, on observe que le marché du bien-être représente un pourcentage notoire du PIB total aux Seychelles (16,5 %), aux Maldives (14,5 %), à Aruba (11,9 %), au Costa Rica (11,4 %) et à Sainte-Lucie (10 %). C'est un marqueur intéressant de la forte contribution du tourisme de bien-être dans l’économie de ces pays et cela démontre également que, dans ces pays, le bien-être est davantage une «industrie d'exportation» qui est généralement hors de portée des locaux.

Trois secteurs concentrent le marché du bien-être :

  1. Alimentation saine, nutrition et perte de poids
  2. Soins personnels et beauté
  3. Activité physique.

Ces trois segments représentent plus de 60 % du marché total du bien-être.

Il existe cependant une grande variation au niveau national. Au Japon, les soins personnels/la beauté représentent une part beaucoup plus importante des dépenses de bien-être que dans la plupart des pays. Pour la Chine, l'Inde, l'Indonésie, la Russie et la Turquie, c'est la médecine dite traditionnelle qui s’impose. En Allemagne, c'est le tourisme de bien-être, les spas et les sources thermales qui sont privilégiés.

Et en France

Forte de sa longue tradition de soins par l’eau, la France est parmi les premières destinations du tourisme de bien-être : 4ème destination mondiale en termes de recettes et 5ème d’un point de vue de la fréquentation*.

Elle a su développer une offre plurielle et diversifiée en matière de thalassothérapie, de thermalisme et de spa et représente aujourd’hui une destination attractive en matière de bien-être.

Au niveau thalassothérapie, la France se distingue comme la 1ère destination mondiale avec 56 centres*.

Le thermalisme est aussi un secteur de taille avec 89 stations thermales et 109 établissements en France. Sans oublier près de 4000 spas*.

Véritable source de développement des régions, le thermalisme est un enjeu important dans l’essor, la notoriété ou le capital sympathie d’une destination. Cependant de nombreux efforts restent encore à mener sur notre territoire pour s’adapter aux nouvelles exigences des consommateurs et capter de nouveaux segments de clientèle : investissement, rénovation des centres, intégration des nouvelles technologies, montée en gamme, création d’offres adaptées à tous les profils, fidélisation, notoriété auprès de la clientèle étrangère

Autant d’enjeux passionnants, gages d’un avenir prometteur pour ce secteur qui n’a pas fini d’évoluer.

 

*Chiffres Atout France


L'expérience, le leitmotiv des restaurants

De moins en moins formels, de plus en plus originaux… Les restaurants manient le concept et cultivent les envies d’expérience des consommateurs. Au-delà de la qualité de l’assiette, les clients viennent aussi chercher des émotions, des souvenirs, de l’insolite, de l’exceptionnel. Mais où se situe le curseur ?

Le sensationnel a rejoint le quotidien, l’exceptionnel est à la portée de tous ou presque… Aller au restaurant est aujourd’hui un divertissement, une destination en soi, un véritable sujet à réflexion à discuter entre amis. Déguster des produits de qualité est une priorité mais s’offrir un dîner expérientiel et pas comme les autres devient aussi progressivement une attente forte de la part des consommateurs. Les restaurateurs l’ont bien compris et ne cessent de se réinventer pour défendre leurs idées et leur cuisine mais aussi pour se démarquer et susciter des envies d’y revenir. Le marketing est l’outil de promotion numéro 1 : un nom, une idée, une déco ne peuvent exister que s’ils sont bien vendus, bien présentés, bien mis en avant.

L’effet de surprise

Défendre le terroir français avec un univers résolument franchouillard et une cuisine en circuit court, dîner dans le noir pour développer les sens, savourer des pièces de bœuf comme une création haute couture, dîner dans un appartement ou dans une chapelle, déguster un dîner étoilé autour d’une table suspendue dans les airs au-dessus du bassin d’Arcachon, admirer les 1001 poissons tropicaux dans un restaurant situé sous l’eau, déjeuner dans un bus tout en visitant Paris, improviser une soirée barbecue dans un petit bateau qui navigue sur l’Oise, dîner dans l’ambiance d’une scène d’opéra avec des serveurs qui chantent des airs connus… Autant d’idées les plus incroyables… Autant de restaurants différents qui jouent sur l’effet de surprise, l’étonnement, la curiosité.

Une solution pour se relancer

Malmenée par la pandémie du Covid-19, la restauration à table doit se réinventer aussi en partie en raison de la crise de l’emploi que traverse le secteur. Moins de personnel, moins de latitude à refaire ce qui se pratiquait avant… Les restaurateurs doivent aussi improviser pour ré-enchanter le client et lui apporter un effet waouh, un « plus », un effet marquant. A l’heure où l’économie repart, l’hôtellerie/restauration est à la peine, confrontée à une pénurie de personnel qui a pris la poudre d’escampette et s’est, bien souvent, reconverti dans d’autres métiers. Paradoxalement, les Français n’ont jamais eu autant envie de sortir : effet direct du déconfinement.

Face à cette équation, nul doute que les restaurants à concept se donnent un moyen supplémentaire de résister à la crise et de gagner le cœur et les papilles des consommateurs.