Même si la jeunesse d’hier se retrouve parfois avec celle d’aujourd’hui, la société connaît une telle mutation depuis 40 ans, avec notamment l’arrivée du digital, les enjeux écologiques et, paradoxalement, la prégnance de l’individualisme, que les jeunes des années 2022 affichent forcément des attentes différentes ou nuancées sur leur carrière au regard de leurs ainés.

Un récent sondage BVA/ISC Paris met en lumière les aspirations fortes des 18-24 ans et surtout leur besoin impérieux d’épanouissement et de bien-être générateur de bonheur au travail.

La valeur de la formation

Tout d’abord, 82% des étudiants et 73% des jeunes estiment que leur formation les aidera à atteindre leurs objectifs professionnels. Acquérir des compétences et développer ses connaissances sont des éléments primordiaux.

Alors que contexte économique est incertain, les jeunes misent sur les valeurs sûres pour débuter leur carrière, avec une formation qui sera à même de les faire évoluer. 33% d’entre eux souhaitent que leur formation leur apporte des compétences nécessaires à leur insertion professionnelle.

La valeur du diplôme

Optant de plus en plus pour des cursus courts, les étudiants ne délaissent pas pour autant les symboles de la réussite, dont par exemple, le diplôme. 27% des jeunes attendent que leur formation leur permette d’obtenir un diplôme reconnu auprès des employeurs. 52% des jeunes estiment également qu’aujourd’hui, il n’est plus nécessaire de faire de longues études pour réussir.

L’épanouissement, un indicateur de réussite professionnelle.

A l’opposé des générations passées qui faisaient du travail une valeur première, les jeunes de 18-24 ans entendent bien ne pas se laisser dévorer par leur job, quitte à revoir leurs prétentions salariales. 33% des jeunes seulement perçoivent en effet la rémunération comme un premier indicateur de réussite. En revanche, 45% des personnes interrogées ne sont pas prêtes à tout sacrifier car leur bonheur et leur bien-être priment avant tout.

42% des jeunes et 44% des étudiants estiment en effet que l’épanouissement au quotidien dans le travail est un indicateur de réussite professionnelle.

La sécurité de l’emploi oui mais…

Passer en CDI ou le garder est un objectif prioritaire pour 63% des 18-24 ans sondés. Cependant, rester fidèle à une seule et même entreprise n’est plus un objectif.

Se former, évoluer, être mobile sont des objectifs significatifs… 44% des jeunes veulent obtenir du changement après leur première expérience professionnelle mais 31% veulent changer de métier.

L’entreprise, vecteur de bien-être

85% des 18-24 ans intègrent dans le critère de performance de l’entreprise celui de bien-être des salariés. En cette situation fragile post-pandémie, le besoin de sécurité et de se sentir en confiance s’affirme chez les jeunes de 18-24 ans.

Favoriser la flexibilité des horaires, être à l’écoute de leurs aspirations, privilégier leur autonomie, laisse place à l’initiative… Autant d’items qui comptent pour cette nouvelle génération de jeunes diplômés.

Le rapport aux autres est aussi essentiel : avoir une bonne entente entre collègues, se sentir écouté et soutenu, être compris dans son entièreté pour ce qu’on est et pas pour ce que les autres voudraient que l’on soit… Aller vers plus de transparence et d’authenticité dans les relations humaines.

Enquête réalisée du 23 juin au 11 juillet 2002 par le Groupe ISC Paris et l’institut BVA à partir des réponses d’un échantillon représentatif de 1102 jeunes, dont 557 étudiants au niveau national.

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